RÉPONSE À DES QUESTIONS FRÉQUEMMENT POSÉES

Nous remercions les visiteurs du site de nous y laisser des questions. Elles permettent de l’enrichir et de mieux informer sur la Centrale Galion 2.

Pourquoi la biomasse est-elle considérée comme une énergie décarbonée, alors que sa combustion entraîne une production de dioxyde de carbone ?

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Le carbone se trouve partout sur la Terre : dans les océans, le sous-sol, la biosphère (plantes et êtres vivants) et dans l’atmosphère. La biomasse est constituée au niveau chimique de carbone, d’hydrogène et d’oxygène et sa combustion entraîne effectivement une production de dioxyde de carbone (CO2) vers l’atmosphère.

À l’autre extrémité du cycle du carbone sur Terre, les végétaux, dont est issue la biomasse, présentent le grand avantage d’être des consommateurs de carbone pendant leur croissance. Ce procédé biochimique, appelé photosynthèse, consiste à décomposer l’eau et le gaz carbonique présent dans l’air grâce à l’énergie solaire de manière à ce que les plantes produisent les matières végétales nécessaires à leur croissance, en libérant de l’oxygène dans l’atmosphère.

Ainsi, on considère que le cycle du carbone de la biomasse est neutre car le gaz carbonique produit lors de sa combustion est compensé par l’absorption de gaz carbonique pendant sa croissance. La décomposition naturelle de la biomasse se traduit, quant à elle, par une production de méthane (CH4) dont la contribution à l’effet de serre est 25 fois plus importante que celle du dioxyde de carbone (CO2).

Comment nous adresser votre candidature ?

Vous pouvez nous faire parvenir votre candidature à l’adresse email suivante : galion2.recrutement@albioma.com

Nous la traiterons dans les meilleurs délais.

Où en êtes-vous de la mobilisation de biomasse locale ?

Dans le cadre de la réflexion sur le développement des filières biomasse en Martinique, Albioma est initiateur d’un Comité de Pilotage qui réunit une quarantaine de participants. Le 1er de ces Comités s’est réuni le 17 juin dernier à Fort-de-France.

Des représentants des services de l’État et de la CTM, de l’Ademe, de la Chambre d’Agriculture, de l’ONF, des coopératives agricoles, des instituts scientifiques et techniques, et des syndicats publics se sont mobilisés pour suivre l’avancement des travaux de développement des filières de production de biomasse.

L’équipe dédiée au développement de l’approvisionnement en biomasse de la centrale Galion 2 (deux personnes à plein temps depuis deux ans appuyées par des experts) a exposé les résultats des études et essais en cours.

De nombreuses filières existantes (banane, canne à sucre, élevage) considèrent que le développement de l’activité biomasse apportera de la valeur à leur cœur de métier, tout comme la SAFER et le syndicat mixte de traitement de valorisation des déchets.

Les pouvoirs publics jouent un rôle majeur dans le développement de ces filières. Ainsi, la DEAL Martinique, a présenté le Schéma Régional Biomasse, document réglementaire qui permettra d’établir l’équilibre entre la production et les besoins en biomasse à l’échelle du territoire de la Martinique. M. le Sous-Préfet de La Trinité, a conclu à la nécessité d’aller vers la mobilisation de biomasse sur le territoire pour favoriser la production d’une énergie renouvelable et locale.

La richesse des échanges a montré l’avancement et la qualité des programmes d’études menés depuis deux ans. Les parties prenantes du comité de pilotage du développement des filières biomasse en Martinique sont aujourd’hui des ambassadeurs prêts à partager leurs connaissances des enjeux avec tous les acteurs qui sont sensibles à l’émergence de cette nouvelle activité.

Concernant les émissions de particules, quelles sont les mesures qui sont prises pour les réduire ? Et y a-t-il un risque de provoquer des maladies graves ?

Galion 2 sera équipée d’un triple dispositif de captation des poussières. Pour contrôler son bon fonctionnement, les émissions à la cheminée seront surveillées en permanence, les appareils de surveillance audités régulièrement, et le résultat des mesures sera communiqué aux services de la préfecture.

La mise en service de Galion 2 contribuera à améliorer la qualité de l’air. Galion 2 émettra en effet annuellement 4 fois moins de poussières que la chaufferie actuelle (tout en produisant 15% de l’électricité de la Martinique à partir d’énergie verte).

De plus, les études faites par le bureau d’étude indépendant Antea montrent qu’au niveau du sol, la contribution en particules du site du Galion sera très faible : 0,039 µg/Nm3 alors que le seuil fixé par l’Organisation Mondiale de la Santé est de 10 µg/Nm3. A titre d’exemple les mesures réalisées dans de très nombreuses petites ou moyennes agglomérations font état d’un niveau de particules très supérieur.

Galion 2 réunit savoir-faire et technologies les plus modernes et efficientes, et ses performances environnementales seront mises à disposition des parties prenantes locales.